Pour des informations pratiques concernant la remédiation du radon dans l'habitation, consultez www.ecoterra.be.

Dans le cas de maisons existantes, les méthodes les plus communes sont :
  • colmater tous les joints et fissures dans les fondations. Cette mesure seule est en général insuffisante ; elle doit être combinée à d’autres mesures.
  • amélioration de la ventilation à l’intérieur de l’habitation. Elle n’est valable que pour des taux de radon peu élevés. Elle peut se réaliser soit par une ventilation naturelle à l’aide de grilles, soit par une ventilation mécanique contrôlée (VMC) qui permet de régler la quantité d’air amené et évacué.
  • mise en dépression du sous-bassement de l’habitation. Cette méthode consiste à évacuer l’air enrichi en radon en-dessous des fondations. Il s’agit de la méthode la plus efficace, même pour des taux de radon élevés.
  • la mise sous pression du bâtiment (pressurisation). Cette technique consiste à souffler de l’air à partir du grenier ou de l’extérieur à l’intérieur de l’habitation. Elle permet de diluer le radon qui pénètre dans l’habitation. Cette technique n’est efficace que lorsque le taux de radon dans l’habitation ne dépasse pas 700 Bq/ m3.
La méthode de remédiation à appliquer dépend largement du taux de radon dans le sous-sol. Souvent, et surtout dans de grandes maisons ou des maisons qui possèdent une cave ou un sous-sol, plusieurs méthodes doivent être combinées.

Lorsque la concentration en radon dans l’habitation est réduite (quelques centaines de Bq/ m3), il peut suffire de rendre étanche l’interface sol/habitation et d’assurer une bonne aération (naturelle) de la cave et des vides sanitaires.

L’aération naturelle et la ventilation par extraction présentent l’inconvénient de perdre de la chaleur en période de chauffe et peuvent avoir un effet négatif, en augmentant le taux de radon. Ceci en raison du fait que la mise en dépression du bâtiment peut causer un effet de cheminée, résultant en une aspiration du radon du sous-sol.

Pour des teneurs en radon au-dessus de quelques centaines de Bq/m3, la méthode la plus efficace consiste à mettre le sous-sol de l’habitation en dépression. Les techniques à appliquer sont aisées et peu coûteuses.Voir www.ecoterra.be pour des informations pratiques.

La ventilation de l’habitation n’est efficace que pour des concentrations en radon peu élevées. Elle peut toutefois résulter en une perte de chaleur.

La mise sous pression du bâtiment (pressurisation positive) ne s’applique que pour des teneurs en radon ne dépassant pas 700 Bq/ m3. Il s’agit d’une technique plus coûteuse mais qui a pour avantage d’améliorer la qualité générale de l’air dans l’habitation.



Colmater tous les joints et fissures dans les fondations

Tous les joints et fissures doivent être colmatés, en particulier les joints entre le plancher et les murs ainsi que les entrées de canalisations utilitaires.

Les larges fissures peuvent être colmatées à l’aide d’un filler flexible. Les moindres fissures peuvent être recouvertes d’une peinture roofing à base de polyuréthane.

Le but est de couvrir de façon étanche toutes les fissures.

Mise en dépression du sous-bassement de l’habitation

Si l’habitation a un plancher en béton, l’air chargé de radon peut être extrait en-dessous du plancher (dépressurisation du sol) en y plaçant un collecteur de radon.
Ce collecteur, placé en-dessous du plancher, récolte l’air et les autres gaz présents dans le sol. L’air contenant le radon, est évacué vers l’extérieur à l’aide d’un tuyau rattaché au collecteur. Le collecteur peut être placé soit en-dessous du bâtiment, soit à l’extérieur, suivant les conditions locales.
Deux systèmes sont possible :

Mise sous pression du bâtiment (pressurisation)

Cette méthode, appelée aussi ventilation positive ou pressurisation positive, consiste à insuffler de l’air à l’intérieur du bâtiment, de façon à diluer le radon qui s’introduit dans l’habitation et à réduire la quantité d’air qui est aspirée dans la maison depuis le sous-sol.
Un système de ventilation installé dans le grenier souffle de l’air frais dans l’habitation.
La ventilation à double flux, avec récupérateur de chaleur (VRC) ajoute un noyau récupérateur de chaleur qui récupère entre 50% et 90% de la chaleur, fonctionnant occasionnellement ou en permanence. Ces systèmes doivent être installés dans un endroit facile d'accès pour le nettoyage des filtres et pour diriger l'eau de condensation vers un drain.
Ces systèmes sont souvent plus efficace contre le radon, car ils mettent la construction en surpression, ce qui aide à empêcher le radon d’entrer la construction. En plus, ces systèmes économisent l’énergie et sont donc, à long terme, plus économiques.

Pour des renseignements, contactez IBES.